logos25 & 26 Novembre 2016

Université de Strasbourg

Ce colloque vise les psychologues en formation, les étudiants en psychologie, et les psychologues praticiens, ainsi que les professionnels du champ social, éducatif et médical afin :

  • d’élaborer le travail avec les différentes nosographies
  • d’interroger les pratiques à partir des différents niveaux de parole
  • de réinventer un retour à la clinique

Ce colloque va mettre en place une interaction entre les psychologues, les psychanalystes et les psychiatres.

Ces dernières décennies en France, les nosographies psychopathologiques se sont multipliées : la dernière version du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux a été publiée aux Etats-Unis en 2013 (DSM-5) et traduite en français en 2015, la Classification Internationale des Maladies et des problèmes de santé connexes devra aboutir à une nouvelle version révisée en 2018 (CIM-11) et sera présentée à l’Association Mondiale de la Santé. Certains professionnels se réfèrent à différentes versions du DSM ou de la CIM, classification de l’OMS, d’autres, au manuel de psychiatrie de Henri Ey (1960), à la classification établie par Jean Bergeret, d’autres encore à la nosographie psychanalytique. Nombre de professionnels, quelle que soit leur fonction et qui travaillent avec des personnes présentant des difficultés psychiques, entendent et manient des termes dont l’unité nosographique et épistémologique fait débat – à tel point que l’Institut National de la Santé Mentale américain (NIMH) vient de commencer à financer des recherches appuyées sur des nosographies alternatives au DSM. Dans un tel contexte de pluralisme épistémologique, comment définir ce qu’est une nosographie aujourd’hui ? Comment comprendre et articuler les différents concepts mobilisés et la définition du sujet qu’ils impliquent ?